Saviez-vous que depuis 1995, il y a une bergerie l'été à la Maison Emmanuel?

Elle est située à l'orée du bois. En 1998, elle accueillait 6 brebis: 2 mamans avec leurs petits. L'année suivant, nous avions une brebis et trois chèvres. Elles arrivent au début des camps d'été et repartent au milieu de septembre pour un endroit mieux adapté à leur besoin d'hiver.

C'est agréable de se réveiller avec un concert de bêlements. Ils s'harmonisent avec notre prière du matin qui nous tourne vers le Bon Pasteur, toujours à l'écoute.

Les enfants aiment la bergerie. Pour certains, c'est l'occasion de toucher une brebis: pour d'autres, de les faire manger ou boire, quelle joie ! Les jeunes découvrent que la brebis est craintive et a besoin d'être rassurée par les soins de son berger. C'est une page d'Évangile vivante, une richesse dans leur cheminement ! Comme vous voyez, cette petite bergerie nous parle ! J'ai quelques souvenirs à vous partager :

-Une petite chèvre s'est prise la tête dans la clôture à force de s'étirer le cou. Elle attendait la main d'un bon berger pour être délivrée. Celui-ci tendrement l'a dégagée.

-Une autre petite chèvre passait sous la cabane pour aller fouiner. Alors le troupeau de l'intérieur bélait à coeur fendre pour la rappeler. Visiblement, elles se tiennent ensemble. La brebis-mère dirige le groupe...

-Un autre fait, plutôt cocasse celui-là : deux d'entre nous étions assises sur la galerie quand tout-à-coup, nous apercevons le petit troupeau, bien installé, nous broutant sous le nez. Sr Jocelyne décide de les accompagner ici et là. Quel festin ! Un peu de feuilles d'érables, des fleurs du jardin, du gazon... Avec sa houlette, après un bon moment, Jocelyne décide de les rapatrier. Elle les guide vers la bergerie ouverte où elles entrent avec docilité. Tout en étant en confiance avec le berger, elles semblent heureuses de retrouver leur enclos. Comme cela nous parle de notre Bon Pasteur Jésus !

On peut affirmer que la bergerie, c'est un cadeau pour la Maison Emmanuel, qu'en pensez-vous? En tout cas moi, déja, ces petites têtes me manquent !